MAISON DU CYGNE-CENTRE D’ART

UN PEU D’HISTOIRE / PHOTOS DE LA MAISON DU CYGNE ET SES JARDINS 

Mise en page 1

Dominique BAVIERA
Directeur du Pôle Arts Plastiques
L’amitié qui me liait à ALAIN-FRANCOIS était fermement enracinée dans le terreau
fertile de la confiance, de la fidélité et de l’amour du beau. L’art avait pour cet artiste hors du
commun, une fonction majeure, celle de rapprocher les êtres et de les rendre plus perspicaces,
plus lucides dans leur quête d’un hypothétique bonheur. ALAIN aimait les gens, les artistes ; il
aimait les oeuvres de quelque nature que ce soit dès lors qu’elles interrogeaient, qu’elles questionnaient,
qu’elles puisaient le meilleur de l’être pour transmettre et partager. Il aimait les enchanteurs
de l’esprit, les faiseurs de rêve et d’espoir, celles et ceux qui offrent en somme d’autres
perspectives à l’oeil et à la conscience. Son travail, oeuvre de l’intelligence et de la magnificence,
était la résultante d’une attitude autre face à la vie.
ALAIN était exigeant, perfectionniste, trop peut-être, mais juste dans ses choix, dans sa relation
à l’autre, dans sa démarche artistique autant que dans le quotidien. La diversité et la maestria
de son oeuvre sculpturale et du somptueux mobilier d’art qu’il concevait étaient à son image.
Faisant feu de tout bois, il magnifiait les essences, leur apportant toujours plus de noblesse et
de beauté à travers des créations uniques ou réalisées en très petits exemplaires. Rien d’industriel,
d’automatisé, de mercantile dans sa démarche mais plutôt une notion d’éthique, de droiture
et un respect profond pour l’héritage transmis par les anciens maîtres ébénistes et artisans d’art.
Que nul ne se méprenne, l’hommage que nous avons souhaité lui rendre, en la Maison du
Cygne, n’est pas d’ordre posthume. Il dépasse cela. Il relève de l’amitié simple mais limpide
que chacun des organisateurs et des participants lui témoignait. Cette amitié dont CAMUS
disait qu’elle est une vertu.