UN PEU D’HISTOIRE / PHOTOS DE LA MAISON DU CYGNE ET SES JARDINS

MAISON DU CYGNE-CENTRE D’ART

« Johnny la Légence »

photographies de Tony Frank (période 1965-2015).

Exposition du samedi 6 juillet au dimanche 8 septembre 2019, dans le cadre du Festival de la Collégiale et en partenariat avec le Festival de Ramatuelle.

Tony Frank
Après des études au Lycée Voltaire puis dans une école privée de photographie, sa carrière débute au tout début des années 1960 et est toujours active. Un des piliers de « Salut les Copains », de « Hit Magazine » des années 1960 à 1980, il travaille ensuite pour l’Agence Sygma, Corbis, et pour de nombreux magazines et compagnies phonographiques.
Photographe attitré de Johnny Hallyday pendant plus de 40 ans, de Serge Gainsbourg et de Michel Polnareff, il peut être également considéré comme le photographe des stars de ces 40 dernières années, parmi lesquelles Eddy Mitchell, Nathalie Baye, Bob Dylan, Véronique Sanson, Laurent Voulzy, Alain Souchon et nombreux chanteurs et groupes anglosaxons (The Who…)
Il a été promu Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres en 2013.

L’exposition « Johnny, la légende » de Tony FRANK est un réel hommage en 70 photographies environs à celui qui nous a quittés, le 5 décembre 2017. Un hommage appuyé au plus grand artiste français qui, en 57 années de carrière, a vendu 120 millions de disques, réalisé 51 albums studio, 184 tournées, 3300 concerts et obtenu 6 disques de diamant, 40 disques d’or, 22 de platine et 10 Victoires de la Musique. Cet homme au talent scénique incomparable, à la voix puissante, au charisme inégalable et ayant traversé avec succès toutes les modes, a été, durant près de quarante ans, photographié sur scène et dans son intimité par Tony FRANK, son ami et complice que nous avons l’immense plaisir d’accueillir, ce soir.

C’est en 1960 que Tony FRANK rencontre le tout jeune Johnny HALLYDAY et ses amis du mythique Golf Drouot dirigé par Henri LEPROUX. C’est l’époque durant laquelle Johnny chante en se déhanchant outrancièrement sur scène, « Laisse les filles » et « T’aimer follement », reprenant aussi quelques standards d’Elvis, son idole. C’est l’époque où la jeunesse découvre une nouvelle musique venue d’Outre-Atlantique qui brise toutes les conventions, qui dérange les esprits puritains et qui déferle en France grâce notamment à Johnny, bien sûr, mais aussi à Eddy et ses Chaussettes Noires ou encore au regretté Dick et ses Chats Sauvages auxquels beaucoup ne promettaient pas une longue existence artistique. Et pourtant !!! Le Rock-and-Roll était né, chez nous, détrônant l’arrière garde musicale désormais dépassée par le phénomène et insufflant un tout nouvel état d’esprit, une toute autre attitude, une façon d’être mais aussi de penser et d’agir. Tony fut l’un des principaux témoins de cette nouvelle ère, de cette nouvelle vague qui marquera à jamais quatre générations de fans indéfectibles.

Johnny et le Rock, c’est l’histoire d’une vie mais c’est aussi celle de Tony FRANK qui n’aura eu de cesse de figer les instants les plus imprévisibles, les plus précieux du parcours du Boss ; des coulisses à la vie privée, de la scène à la pose mais encore en illustrant certains albums de référence comme «Rivière ouvre ton lit » ou « Cadillac ». Mais Tony FRANK et sa légendaire discrétion, c’est bien plus que les quatre décennies passées auprès de Johnny. Ce sont de longues et fructueuses collaborations avec d’importants artistes comme Serge GAINSBOURG, Michel POLNAREFF, Eddy MITCHELL, Nathalie BAYE, RENAUD, Hugues AUFRAY, Julien CLERC, Véronique SANSON, VOULZY et SOUCHON et de nombreuses formations ou chanteurs anglo-saxons comme les WHO, QUEEN, SONNY and CHER ou encore Bob DYLAN.

Notre hôte fut par ailleurs le pilier de Salut les Copains, de Hit Magazine, des années 60 à 80. Il a également travaillé pour l’agence Sygma et pour des magazines comme Paris-Match, VSD et GALA.

Il a réalisé près de 900 jaquettes de disques parmi lesquelles nous retrouvons la photographie mythique de l’album « Melody Nelson » de GAINSBOURG et plusieurs dizaines d’affiches dont la plus célèbre et la plus controversée reste celle de POLNAREFF fesses nues qui fut collée, en 72, dans toutes les rues de la capitale. Scandale à tous les étages !!!

En fait, TONY FRANK n’est pas qu’un artiste photographe de renom à l’étonnante modestie et à l’éternelle jeunesse, il est le témoin d’une époque, le garant de cette dernière, une bible à lui tout seul qui continue à s’écrire.

A travers cette exposition, en la Maison du Cygne, Tony a souhaité nous dévoiler diverses facettes de son ami Johnny, différentes périodes de sa très longue carrière ; des années 60 aux « Vieilles Canailles » ; des collaborations avec BERGER ou GOLDMAN aux séquences privées des répétions, en passant par des anecdotes en images comme Johnny se faisant replâtrer un pied après un concert quelque peu agité… Comme toujours ! Les différentes photographies, en couleur ou en noir et blanc, sont présentées par thème et non par période. Nous retrouvons grâce à elles tout l’univers secret ou public de la star des stars. Nous ne pouvons que nous en émouvoir et remercier comme il se doit celui qui en est à l’origine, celui qui en est l’auteur, celui qui, à jamais, en détient la paternité, notre ami Tony FRANK.

Pour l’année scolaire 2018-2019, quatre classes de Cours Préparatoires des écoles Carredon, Dodero et La Coudoulière ont été invitées à travailler sur différents thèmes propres au Land Art, en référence aux artistes contemporains. Le thème principal de cette année, « Nos amis du jardin » leur a permis notamment de faire naître une famille de hérissons dans le potager.
Depuis les « Rendez-vous aux Jardins », une exposition des réalisations est présentée au public à l’étage de la maison du cygne dans la salle Claude Henri Pollet.

 

Précédente exposition

« Présence »

d’Ursula Caruel

Née en 1976 et originaire de la grande forêt des Ardennes, Ursula Caruel vit et travaille en Arles. Après avoir obtenu son diplôme à l’École Supérieure des Arts Appliqués et Textiles de Roubaix, elle se forme auprès de Philippe Coquelet à exposer et éditer des artistes tels que Vladimir Velickovic, Pierre Buraglio, Ernest Pignon-Ernest, Claude Viallat, Jean-Luc Parant, Christian Lapie, Gérard Rondeau et Gérard Titus-Carmel, entre autres.
Afin d’affiner sa maîtrise des espaces, elle se diplôme en 2010 en design d’intérieur. Ce temps de maturation permet à son alphabet graphique de s’affirmer. D’abord en couleurs et en photographies, puis exclusivement au noir, depuis 2004.
Elle expose depuis 2015 et a très vite été soutenue par le Musée Soulages de Rodez et les acteurs de l’art contemporain du sud-ouest de la France. Son travail, nourri de son amour pour la poésie et pour la musique, propose un accès direct à l’émotion présente. Le végétal est un fil rouge dans ses créations. Son trait au noir se décline de multiples façons : dessins, gravures, wall drawing, installations, performances.
Les dessins et peintures sur les murs sont en lien étroit avec l’empreinte que nos ancêtres ont laissé
sur les parois des grottes. Ses cercles, arbres géants et végétaux purifiés sont en résonance avec les paysages, les lieux, les gens, leurs vibrations et l’énergie qui en découle. L’acte de création devient alors passage de l’invisible au visible. Pour l’exposition de la Maison du cygne, Ursula Caruel s’est inspirée directement du bois de la Coudoulière qui entoure le Centre d’art. L’espace et le temps du bois se sont insérés dans son travail à travers les esthétiques des arbres, les présences animées et inanimées, la mémoire du bois et celle des incendies de forêt qui ont eu lieu à Six-Fours-les-Plages.

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